- Le salpêtre est un dépôt blanc cristallin (nitrates et sels minéraux) qui apparaît sur les murs anciens en présence d'humidité ascensionnelle. Il provoque le décollement de la peinture et impose un traitement assainissant avant toute nouvelle application — sinon le défaut réapparaît en 6 à 18 mois.
- La moisissure est une colonisation fongique noire ou verte qui se développe sur les murs en présence d'humidité (>70 %) et de manque de ventilation. Le traitement combine fongicide, ventilation améliorée et peinture anti-humidité ; appliquer une peinture sans assainissement provoque le retour rapide.
- La condensation murale est la formation de gouttelettes d'eau sur les surfaces froides quand l'air chaud humide refroidit. Cause principale des moisissures en angles, derrière meubles, autour des fenêtres. Solution : VMC + isolation + peinture régulatrice d'humidité.
- Le faïençage est un réseau de microfissures en surface qui ressemble à des craquelures de poterie. Il apparaît sur peinture surépaisse, sur peinture appliquée trop tôt avant séchage de la couche précédente, ou sur peinture vieillie. Réparation : ponçage complet, primaire, repeinte.
- Une cloque est un soulèvement bombé de la peinture causé par humidité piégée sous le film, mauvaise préparation ou peinture sur support contaminé. Réparation impérative : gratter, identifier la cause (souvent humidité), traiter, primaire, repeinte. Repeindre sans gratter aggrave le défaut.
- L'écaillage est le décollement de la peinture en plaques, généralement dû à une mauvaise adhérence (support poussiéreux, gras, humide) ou à une peinture trop ancienne. Il impose un décapage complet, un nettoyage à fond, un primaire d'accrochage et la remise en peinture.
- Le farinage est la dégradation poudreuse en surface d'une peinture exposée aux UV ou à la pollution. Diagnostic : passer la main, si dépôt blanc poudreux → farinage. Avant repeinte, nettoyer à fond et appliquer un fixateur pour consolider la surface farineuse.
- Le jaunissement est la décoloration jaune-brun des peintures blanches, particulièrement glycéro, sous l'effet du temps, du tabac ou de la pollution. Solution : lessivage Saint-Marc + sous-couche bloquante anti-tâches + repeinte. Pour éviter : préférer acrylique en pièces de vie.
- La remontée capillaire est la montée d'eau du sol dans les murs par capillarité, observable jusqu'à 1-1,5 m de hauteur. Cause principale des défauts de peinture en rez-de-chaussée des bâtiments anciens. Traitement préalable obligatoire : injection résine ou drainage périphérique.
- L'infiltration est la pénétration d'eau extérieure par défaut d'étanchéité (toiture, joint, façade fissurée). Elle se manifeste par tâches, cloques et décollement de peinture. Avant toute peinture, identifier et traiter la source — sinon le défaut réapparaît à chaque pluie.
- Les tâches grasses (cuisine, doigts, projections) traversent les peintures classiques par migration capillaire. Solution : dégraisser à la lessive Saint-Marc, appliquer une sous-couche isolante anti-tâches (à base de gomme-laque ou acrylique bloquante), puis repeindre.
- L'efflorescence est un voile blanchâtre qui apparaît sur les bétons et enduits ciment, causé par migration des sels solubles vers la surface. Avant peinture : attendre 28 jours de séchage du béton neuf, brosser et acidifier légèrement, puis appliquer un fixateur pour bloquer les remontées.
- Bullage est un défaut de revêtement peint caractérisé par la formation de cloques ou de poches sous la couche de finition. Il survient généralement par humidité, mauvaise adhérence, incompatibilité de produits, ou application sur supports mal préparés ; les cloques peuvent mesurer de quelques millimètres à plusieurs centimètres et nécessitent décapage ou ponçage avant reprise selon normes professionnelles.
- Embuage est un défaut de peinture se manifestant par la formation de bulles opaques ou de voiles irréguliers sur le film peint. Il survient généralement lors de l’application sur supports humides ou par forte hygrométrie, ou à cause de solvants trop rapides; il peut apparaître en quelques heures à quelques jours. Prévention : séchage <20 % d’humidité, température 10–25 °C, respecter temps de recouvrement et dilution constructeur.
- Rétraction (peinture) est le retrait linéaire ou volumique d’un film de peinture ou d’enduit pendant le séchage, causant craquelures, plis ou décollements. Elle survient généralement lorsque le solvant ou l’eau s’évapore trop rapidement, ou si la formulation contient trop de liant ou de charges inadaptées. Contrôles: humidité 40–60 %, séchage lent; défaut courant en rénovation et finition.
- Saignement (peinture) est un défaut de finition résultant de la migration et de la diffusion de composants solubles (tannins, résines, goudrons) depuis un support vers le film de peinture, provoquant des taches brunâtres ou jaunâtres visibles. Il survient principalement sur bois non préparés, vieux enduits ou surfaces contaminées; traitement par blocage à l’isolant (couche d’impression à base de résine aliphatique ou huile alkyd) recommandé selon normes et pratiques professionnelles.
- Épaufrure est un défaut d’enduit ou de peinture caractérisé par l’arrachement partiel des couches en bords de surface, formant des écailles ou des encoches visibles. Elle survient souvent après choc mécanique, mauvaise adhérence ou humidité; concerne fréquemment enduits décoratifs et supports fragiles. Réparations par scellement et ré-enduisage; coût variable selon surface (≈5–25 €/m²) et conformité aux normes professionnelles en vigueur.
- Décollement (peinture) est un défaut d’adhérence localisé d’un film de peinture qui se détache partiellement ou totalement du support; il se manifeste par cloques, soulèvements ou pelage. Il résulte de causes physiques, chimiques ou mécaniques (humidité, mauvaise préparation, incompatibilité de primaires) et nécessite souvent réfection locale ou décapage avant reprise selon normes professionnelles (préparation conforme, ±20–50 €/m² selon travaux).
- Voile blanc (chaux) est un défaut d’enduit caractérisé par un dépôt poudreux ou cristallin blanchâtre en surface, résultant de la migration et de la cristallisation de sels solubles ou d’excès de chaux. Apparait sur enduits à la chaux ou maçonneries, fréquente en milieux humides; peut nécessiter traitement mécanique, lessivage chimique ou assèchement préalable selon la norme NF EN 1015 et diagnostics (coûts variables : 5–30 €/m² pour nettoyage/traitement simple).